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L’art de ne plus s’arrêter

  • Photo du rédacteur: Frédéric Levert
    Frédéric Levert
  • 26 déc. 2025
  • 1 min de lecture

Ou quand les codes de la communication s’effacent, lentement

Il y a ce stop, en bas de la rue. On le connaît tous.

Au début, on s’arrête franchement. Puis un peu moins. Ensuite, on ralentit seulement. Et un jour, sans même s’en rendre compte, on ne le respecte presque plus.


Non pas par provocation. Mais par habitude.

La communication fonctionne exactement de la même manière.

Les codes sont là :prendre son temps, choisir le bon moment, peser ses mots, écouter réellement.

On les connaît. On les a appris. On les valide même. Et pourtant… on finit par les contourner.

Par manque de temps. Par urgence. Par fatigue. Par certitude aussi, parfois, de “savoir comment l’autre fonctionne”.

Alors on coupe la parole. On parle trop vite. On parle trop tôt. On parle sans écouter.

Comme au stop, il ne se passe rien de grave… au début. Puis viennent les incompréhensions, les tensions, les malentendus. On s’étonne que “ça ne passe pas”, que “le message ne soit pas entendu”.

Respecter les codes de la communication, ce n’est pas être rigide. C’est faire preuve de respect : respect du rythme de l’autre, respect du contexte, respect de ce qui se joue au-delà des mots.

S’arrêter à un stop n’est pas une perte de temps. C’est une condition pour repartir sereinement.

En communication, c’est exactement la même chose. Prendre le temps n’en fait pas perdre. Il en fait souvent gagner.




 
 
 

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